CatalogneMathieu Petithomme et
Alicia Fernández Garcia

Mars 2013

Dans une Espagne meurtrie par les effets durables de la crise économique depuis 2008, le nationalisme catalan semble trouver un nouveau souffle. Cette fièvre nationaliste retrouvée a été rendue manifeste lors de la grande mobilisation populaire de la Diada Nacional (la « fête nationale » catalane) du 11 septembre 2012, qui a réuni plus d’un million de personnes dans les rues de Barcelone autour de slogans indépendantistes. Depuis la transition démocratique suite à la mort de Franco le 20 novembre 1975, le nationalisme catalan a utilisé à son profit l’autonomie institutionnelle et les marges de manœuvre politiques conférées par la Constitution de 1978 et le nouvel État des autonomies (Estado de las autonomias). Celui-ci a en effet permis à l’Espagne d’évoluer d’une structure territoriale d’un État unitaire gouverné au nom de l’idéologie « nationale-catholique » marquée par la défense de la religion catholique et du nationalisme espagnol, vers une structure quasi-fédérale ou le Sénat représente la diversité des territoires espagnols et ou chaque région est devenue une « communauté autonome » pouvant accéder à un degré plus ou moins important d’autonomie en matière d’éducation, de santé et de police par exemple.

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